Réduire le gaspillage alimentaire, c’est l’affaire de tous ! avec l'ADEME


Le gaspillage alimentaire est l’affaire de tous et pas simplement celle des consommateurs ! Pour répondre à l’objectif fixé par la loi visant à réduire de 50 % le gaspillage alimentaire d’ici 2025, producteurs, industries agroalimentaires, distributeurs, restaurateurs ont également un rôle à jouer.



On observe des pertes et des gaspillages à toutes les étapes de la chaîne alimentaire on comptabilise au niveau national 33% au moment de la consommation, 32% au moment de la production, ensuite 21% à l’étape de la transformation des aliments 14% lors de la phase de distribution… Les pratiques des différents acteurs étant interdépendantes, il est important que tous se mobilisent. Certains d’entre eux agissent déjà…Par exemple nous avons accompagné 10 grandes et moyennes surfaces qui pendant trois mois ont mis en place des actions parfois toutes simples et avec des résultats très probants parce qu’on a réussi à diminuer d’un quart en tonnage le nombre de pertes Parmi les leviers sur lesquels on peut agir, celui de la politique d’achat des magasins est très significatif…)on sait que 1 % des références d’un magasin génère 20% du gaspillage alimentaire, donc on voit l’importance d’acheter précisément les produits dont on sait qu’ils vont se vendre Par ailleurs, mettre en valeur certains produits au travers d’une zone promotionnelle peut également faire la différence. C’est le cas par exemple pour les denrées dont la date de péremption est relativement courte…Faire une zone dédiée permet à la fois pour le client de plus facilement identifier ces produits donc de les acheterMais aussi pour le chef de rayon, qui sait qu’il a un endroit facile pour ça et ça va déclencher un réflexe naturel chez lui de penser à cette technique là de vente… La vente assistée peut aussi porter ses fruits…On s’est rendu compte que sur certains produits, laisser les clients les toucher générait beaucoup de pertes, alors que quand on accompagne le client c’est en plus un service extrêmement rentable. Par ailleurs, des initiatives voient également le jour dans la restauration, quelle soit commerciale ou collective. Pour cette dernière, on sait qu’en France, le gaspillage y est 4 fois plus important qu’à la maison…Par exemple dans un collège qui sert 500 repas par jours on peut avoir jusqu’à 10 tonnes de gaspillage par an, ce qui peut représenter une facture de 33 000 euros. C’est pourquoi depuis le 1er septembre 2016 une loi rend obligatoire la mise en place d’actions de lutte contre le gaspillage alimentaire tout les établissements publics de restauration et les collectivités C’est le cas de la cantine du collège Jean Monnet à Angers où 550 repas sont servis par jour. Son chef de cuisine, Nicolas Thurault, très avant-gardiste sur le sujet du gaspillage alimentaire, travaille à sa réduction depuis plusieurs années et les résultats sont au rendez-vous On a constaté aujourd’hui après des calculs, 66 grammes de retour plateau de déchets alors que l’ADEME donne une moyenne nationale de 147 grammes. Ces résultats passent par certaines pratiques…On a commencé par l’approvisionnement local et bio des produits, on a fait aussi des cuissons évolutives, donc en fait on cuit les viandes par exemple beaucoup plus longtemps mais beaucoup moins fort en température de cuisson ce qui fait qu’on a beaucoup moins de pertes à la cuisson, donc on achète moins de marchandise, ce qui fait beaucoup moins de déchets au final. Le pain est un aliment assez symbolique car souvent pris par défaut et, en fonction du repas, pas forcément consommé. Pour éviter cela, on est repassés sur du pain qu’on coupe nous-mêmes, on a aussi changé le positionnement du pain, c’est à dire qu’on l’a mis en fin de self ce qui permet vraiment de prendre le pain en fonction de ce qu’on a pris dans le plateau… RésultatAujourd’hui on a 2 grammes de pain jeté par repas sur la journée ce qui est relativement peu. De la même manière, la restauration commerciale a un rôle à jouer en ajustant, par exemple, les assiettes en fonction des appétits ou encore en proposant le gourmet bag, le doggy bag à la française…C’est la possibilité pour les convives de rapporter chez eux ce qu’ils n’auraient pas terminé, plutôt que de le mettre à la poubelle. Enfin, côté « production », des initiatives visant à réduire le gaspillage alimentaire se mettent également en place. Parmi elles…on voit aussi de plus en plus de producteurs qui proposent des ventes directes ou voir même du glanage pour pouvoir récupérer ce qui n’a pas pu être vendu et…Mis bout à bout ce sont tout ces petits efforts qui changent la donne.
Consomag
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