Se déplacer : s’assurer

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Voiture, moto, vélo, cyclo… pas question de sortir découvert.
La protection passe par le macaron vert.


Près de 70 000 motos et autres scooters volés en France chaque année, plus de 25 000 morts sur les routes d’Europe et près de 1 million de blessés l’an dernier … S’assurer n’est pas un choix, c’est une nécessité.

 

Même rouler à vélo rime avec rouler assuré ! En général, l’assurance de responsabilité civile (celle de vos parents si vous êtes mineur ou celle que vous devez impérativement signer lorsque vous emménagez dans un nouveau logement) suffit. Mais si vous êtes un caïd du biclou, sachez qu’on peut aussi souscrire une assurance multirisques bicyclette, qui protège contre les vols et les dégâts corporels ou matériels que vous pouvez causer avec votre engin (un piéton renversé, une portière arrachée…).

 

Pour les deux-roues motorisés et les voitures, l’assurance de responsabilité civile est obligatoire, bien sûr, mais elle ne vous protège pas des accidents que les autres pourraient vous causer. Or c’est malheureusement vite arrivé ! Les assureurs proposent souvent des contrats spécifiques : la garantie du casque pour les motards, la garantie des dommages corporels subis pour un chauffeur de voiture (prise en charge des frais médicaux), la garantie bris de glace (prise en charge du pare-brise s’il est abîmé etc.), la garantie dommages collision… Il s’agit cette fois bien de votre protection en tant que conducteur. Certaines se recoupent, comme la garantie dommages tous accidents et la garantie collision. Celle qui englobe toutes les autres est appelée « tout risque » (elle assure même les dommages si le conducteur est en tort), mais c’est aussi la plus chère !

 

Bref, tout dépend de vos besoins – et de votre comportement au volant : un chauffeur imprégné d’alcool responsable d’un accident ne sera jamais indemnisé, même avec la meilleure assurance du monde !

 

Les 15-24 ans représentent un facteur de risque deux fois supérieur à la moyenne. Du coup, les assureurs sont méfiants et font payer plein pot les premières cotisations avec une surprime de 100% la première année d'assurance, puis 50% la deuxième année, et de 25% la troisième année ; à condition de ne pas avoir eu de sinistre responsable.

 

Bon à savoir : réputés plus sérieux et moins dangereux, les candidats à la conduite accompagnée (AAC) sont, eux, récompensés avec une diminution rapide de la « surprime jeunes ». Dans le cas de l’AAC, leur surprime est minorée la troisième année, et tombe souvent à 12,5% (contre 25%).

 

Autre solution : se déclarer conducteur régulier auprès de l’assureur de la voiture des parents. Cela fera un peu augmenter la note pour eux à cause de votre « surprime jeunes » qui, cette fois, sera calculée sur la base de la cotisation de vos parents. Après 2 ans, tout le monde est content : eux, retrouvent leur tarif initial et vous, vous pouvez vous assurer seul, sans surprime et avec 10% de bonus ! Bien sûr, les assureurs sont malins : en cas d’accident pendant ces 2 ans, les franchises sont majorées et le malus sera pour vos parents. Demandez plusieurs devis auprès des compagnies d’assurance et consultez aussi les sites comparateurs tels que lelynx.fr ou lesfurets.com.

 

Enfin, être couvert ne vous dispense pas de rouler avec tous vos papiers. Si vous n’êtes pas en mesure de présenter votre attestation d’assurance ou si le macaron vert n’est pas visible sur le pare-brise de votre véhicule, vous risquez une amende de 35 €, pouvant aller jusqu'à 150 €. L’assurance doit être renouvelée chaque année ; si vous avez « oublié » de le faire, c’est 3 750 €, une mise en fourrière et la suspension de votre permis qui vous pendent au nez. En cas de récidive, l’amende peut être doublée. On continue ou tout le monde a compris ?…

 

 

En cas de débridage (pour les deux-roues)

Outre les risques d’accident (les capacités de freinage et de tenue de route ne sont pas adaptées au débridage), vous pouvez être sanctionné par la loi ainsi que le professionnel quoi vous a vendu ou installé le kit de débridage. L’amende est de 30 000 € et votre deux-roues est immobilisé ou confisqué. De plus, un accident causé ou subi par un deux-roues débridé risque, très probablement, de ne pas être pris en charge par l’assureur.

 

 

 

En savoir plus :

Jeune conducteur et surprime

Les deux roues

Assurance Banque Epargne Info Service     0 811 901 801 (prix d'un appel local à partir d'un poste fixe)

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