Comment agir contre l'obsolescence culturelle ? avec l'Ademe


De quelle façon abandonner nos équipements alors qu’ils fonctionnent encore ?



Cette obsolescence culturelle nous amène à accélérer notre consommation de produits neufs et à renouveler des équipements pour répondre à des besoins de changement, à des phénomènes de mode ou d’accélération de l’innovation. Que ce soit pour l’équipement électronique ou pour l’habillement, les ressorts sont les mêmes, nous inciter à acheter de nouveaux modèles, de nouvelles collections.

 

Nous évoluons dans un système économique "en volume" qui vise à toujours à augmenter les ventes. Dans une société dans laquelle les ménages sont déjà très bien équipés, répondre à cet objectif passe par une accumulation ou un renouvellement des équipements, soit en faisant évoluer les normes sociales (goût, effet de mode, accomplissement personnel dans la consommation…) via le marketing et la publicité, soit en développant des innovations dont le bénéfice peut parfois être discutable.

 

La fabrication, l’utilisation et la fin de vie d’un objet ont un impact lourd sur l’environnement. Plus on consomme d’équipement, plus on consomme de matières premières. A cela s’ajoute un impact fort sur le changement climatique : un téléviseur représente  près de  300 kilos de CO2. Doubler la diagonale de l’écran double son poids carbone. Cela pèse aussi sur la biodiversité.

 

Lutter contre l’obsolescence culturelle, c’est d’abord se poser la question de son besoin. Ai-je réellement besoin de changer cet équipement ? La consommation est un acte agréable mais qui doit être utile et juste sur un plan social et environnemental.

 

Pour lutter contre la surconsommation, la règle des 5 R est une précieuse aide :

 

  • refuser d’acheter toujours plus,
  • réparer ses appareils,
  • réemployer en donnant ou en vendant,
  • recycler les appareils les plus polluants,
  • réutiliser en favorisant la vente ou le don.
Consomag
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