Harcèlement sexiste ou sexuel dans les transports : que faire ? avec la Fnaut


En France, les 2/3 des usagers des transports en commun sont des usagères ! A ce chiffre s’ajoute une autre statistique révélée par une récente étude (1) : 9 femmes sur 10 seraient victimes de harcèlement lors de leurs déplacements. Résultat : sur les 6 200 femmes interrogées, 48 % d’entre elles disent préférer opter pour un pantalon plutôt qu’une jupe si elles doivent prendre un bus ou un métro. 54 % avouent même préférer éviter les transports en commun la nuit tombée.



Malheureusement sur l’ensemble de ces femmes victimes de harcèlement, soit 87 % des femmes interrogées, elles ne sont que 2 % à avoir porté plainte. Il faut donc informer les femmes sur leurs droits car la plupart des usagères ne savent même pas qu’il est possible de porter plainte alors que la loi de lutte contre les violences sexistes et sexuelles prévoit désormais une sanction du harcèlement dit "de rue" avec une amende allant de 90 à 750 €.

 

Insultes, sifflements, gestes déplacés… Des campagnes de prévention contre les violences sexistes et d’informations sur les moyens de réagir en cas de harcèlement sexiste ou sexuel dans les transports voient le jour.

 

Un numéro d’alerte permet également d’aider les victimesde violences dans les trains :

 

  • 31 17 par téléphone,
  • 31 177 par sms,
  • 31 17 sur une application.

Si vous êtes victime d’une atteinte sexiste, vous pouvez donc appeler les numéros qui s’affichent ou bien faire un signalement sur la plate forme de signalement en ligne sur service public.fr et surtout n’hésitez pas à porter plainte. Parce qu’il faut que les femmes défendent leur droit à la mobilité.       

 

(1) Etudes réalisées par la FNAUT en 2016 et 2017.

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