La cure thermale : est-ce que ça vaut le coût ? avec le CNETh


Les cures thermales sont victimes d'idées reçues qui parfois leur collent à la peau. A commencer par l’idée que cure thermale et thalasso serait la même chose !



Contrairement à la thalasso qui s’inscrit dans le domaine du bien-être, la cure thermale, elle, a des visées curatives et est obligatoirement prescrite par un médecin. Les établissements thermaux utilisent des sources d’eau minérale naturelle aux propriétés spécifiques.

 

Il faut savoir que l’utilisation d’une eau minérale dans un établissement thermal n’est autorisée qu’à l’issue de l’évaluation, par l’Académie Nationale de Médecine, des effets thérapeutiques de cette eau. Il existe différentes eaux de source minérale naturelle. Chacune d’entre elles se distingue des autres eaux par la nature et la stabilité des éléments physico-chimiques qui la constituent tels que les minéraux et les oligoéléments. Autant d’agents qui en font l’alliée pour améliorer certaines pathologies.

 

Par exemple, dans le cas des lombalgies chroniques, la Haute Autorité de Santé cite le thermalisme comme un traitement efficace. La cure permet de diminuer significativement la douleur, d’améliorer la qualité de vie et en postcure, on assiste aussi à une diminution de la consommation de médicaments.

 

Si l’utilisation d’une eau thermale est soumise à autorisation et à contrôle, la cure répond aussi à certaines règles : elle doit donc être prescrite par un médecin et s’articulent autour de 18 jours de soins. Conventionnée par l’Assurance Maladie, elle peut donc être remboursée en partie ou même, sous conditions, à 100 %.

 

Certes, c’est un investissement individuel car la cure demande au patient une disponibilité pendant 3 semaines et un effort financier mais on constate qu’elle permet vraiment d’améliorer la qualité de vie, d’améliorer les capacités fonctionnelles et de réduire la prise médicamenteuse des patients.

 

Par ailleurs, la collectivité en bénéficie puisqu’on constate souvent une baisse de la prise de médicaments ainsi qu’une réduction des hospitalisations et des séances de kinésithérapie.

Consomag
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