Quel est l'impact environnemental des ressources d'un smartphone ? avec l'ADEME


Réponse de Roland MARION de l'ADEME



Une cinquantaine de métaux sont nécessaires pour fabriquer un smartphone. Parmi eux, 15 sont critiques, c’est-à-dire peu présents ou situés dans des zones de conflits où les conditions de travail sont bien souvent déplorables et violent les droits humains fondamentaux.

 

On parle de l’extraction des "minerais de sang" ou encore des "minerais de guerre". C’est le cas, par exemple, en République démocratique du Congo où se trouvent de nombreuses mines de cobalt et de coltan, minerais stratégiques présents dans les batteries et les condensateurs de smartphone. Résultat : quand on utilise un téléphone portable, cela veut dire qu’on a fait travailler des enfants dans des conditions qui violent les droits de l’homme.

 

Par ailleurs, certains métaux utilisés deviennent de plus en plus rares. C’est le cas de l’indium, nécessaire à la fabrication d’écran tactile. Il est extrait dans le Sud Est Asiatique, mais on sait déjà que d’ici une quinzaine d’année il aura disparu !

 

De la même manière, on trouve entre 150 et 200 grammes d’or à la tonne de cartes électroniques dans un portable, alors qu’une mine d’or, c’est 5 grammes à la tonne ! Dans une carte électronique, on a donc une concentration d’or 50 fois plus forte. Or, l’extraction de l’or devient de plus en plus difficile. Résultat : des polluants très forts sont utilisés pour extraire une concentration suffisante.

 

Autant d’éléments pour garder son smartphone le plus longtemps possibles et en fin de vie, penser à le recycler.

Consomag
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