Mal-être : aider, être aidé

Mémo Education Jeunes consommateurs


Angoisse, coup de blues, coup de stress…, la vie sans « points noirs » n’existe pas.

Rassurant, non ?


Le mal-être est parfois nécessaire pour prendre du recul, souffler et repartir du bon pied. Mais quand il s’installe, quand la fugue ou l’automutilation deviennent les seuls moyens d’expression,

il faut savoir en parler.

 

Le Spleen, de Baudelaire, la Nausée, de Jean-Paul Sartre, Bonjour tristesse, de Françoise Sagan ou encore l’expo à Paris l’an dernier sur La Mélancolie…, ça vous dit quelque chose ? Ça prouve en tout cas que le sujet n’est pas nouveau : le mal-être existe depuis la nuit des temps et il est « normal ». On ne voudrait pas paraître pessimiste, mais il est même inévitable, surtout à l’adolescence qui est une période où on est confronté à des problèmes identitaires, de manque de repères, et est donc très déstabilisante. Quoi de moins surprenant, alors, qu’un certain mal-être envahisse les ados ?

 


Stress, complexes, déprime…, il se traduit chez chacun de manière différente, mais son origine tourne toujours autour du rapport entre soi et les autres. Confrontation avec les parents, rupture amoureuse, difficultés à accepter un corps qui change, doutes sur son orientation sexuelle…, parle-t-on de tout ça à 4 ans ? Non : c’est précisément aussi à l’adolescence que toutes ces interrogations jaillissent. Certains ados ont du mal à gérer ce nouvel « état » et l’expriment par des gestes violents (automutilation), un changement radical de comportement (anorexie, boulimie, toxicomanie…), une rupture avec leur entourage (fugue) ou des envies de suicide.

 

Profond, ce mal-être est alors beaucoup moins « normal » et il est urgent de le traiter. Comment ? Les médicaments –des antidépresseurs la plupart du temps – peuvent aider, mais seul un travail sur soi peut vraiment en venir à bout. Parent, prof, ami ou même psy, il faut oser en parler avec une personne de confiance. Avoir honte est ridicule puisqu’on l’a dit, le mal-être est presque « normal »…


 

Savoir parler de ses problèmes est une chose mais savoir écouter ceux des autres en est une autre. Il peut vous arriver d’avoir remarqué un certain nombre de changements chez votre meilleur ami. Manque de motivation, repli sur soi, « cure » excessive de sommeil…, ne les ignorez pas : ce sont autant de signes précurseurs d’un certain mal-être. Le forcer à se « remuer » ne servira à rien ; le mieux est de le faire parler ou de l’orienter vers quelqu’un qui saura l’écouter.

 

 

Le Fil Santé Jeunes a mis en place un n° anonyme et gratuit qu’il est toujours bon de connaître : le 0 800 235 236.

 

 

En savoir plus :

> filsantejeunes.com

> jeunes.gouv.fr

 

Pour parler de ses problèmes ou de son avenir, avoir une écoute, aider, être aidé :

> SOS dépression ou 01 40 47 95 95

> SOS amitié

> SOS enfance maltraitée ou 119

> Fil santé jeunes ou 0800 235 236

> Croix-rouge Ecoute ou 0800 858 858

> Maison de Solenn

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