Travail forcé et travail des enfants, comment agir ? avec le réseau des CTRC


Dans le monde, un enfant sur 10 travaille dans des conditions qui le privent de son enfance, et 25 millions de personnes sont victimes de travail forcé.



Nous sommes concernés à deux titres. Premièrement, la France est le 5ème plus gros importateur de produits à risques en matière d’esclavage moderne (1). Deuxièmement, en 2017, l’Europe était la région du monde où le risque d’esclavage moderne avait le plus augmenté, les migrants étant particulièrement vulnérables.

 

La loi française impose désormais aux entreprises, un devoir de vigilance jusqu’au bout de leur chaîne de sous-traitance. En tant que consommateur, mais aussi en tant que citoyen et/ou travailleur, vous pouvez agir pour pousser les entreprises à agir en accord avec leur responsabilité sociale.

 

Il ne s’agit pas de boycotter les produits : le boycott mène souvent les marques à rompre leur relation commerciale avec le sous-traitant mis en cause. Les travailleurs sont alors abandonnés à leur situation. Lorsque c’est possible, l’idéal est en fait d’accompagner les sous-traitants vers le changement.

 

En tant que consommateur, suivez plutôt les recommandations suivantes :

  • n’achetez jamais de biens contrefaits : ces produits sont fabriqués dans des usines non contrôlées, entraînant souvent des conditions de travail abusives,
  • face à des prix très bas, interrogez-vous : qui en subit les répercussions ? En se posant cette question, en se renseignant sur les pays à risque (par exemple, auprès de RHSF), vous pouvez faire un choix éclairé.

En tant que travailleur, appelez votre entreprise à agir, directement ou par le biais d’un syndicat. Poussez votre comité d’entreprise à être responsable dans ses achats, par exemple concernant les voyages touristiques. Vous pouvez par ailleurs interpeller vos collectivités.

 

Pour aller plus loin, vous pouvez rejoindre des mouvements citoyens comme le collectif consommateur à l’initiative de  RHSF qui regroupe des associations de consommateurs et d’autres structures, comme le collectif de l’éthique sur l’étiquette, le CROSI ou encore e-graine qui s’engagent pour une consommation respectueuse des droits de l’Homme.

 

 

(1) Sources : "Global Slavery Index 2018", "Modern Slavery Index 2017" de l’agence américaine d’analyse de risques Verisk Maplecroft.

 

 

Vidéo réalisée avec la participation de l'ADEIC 31 du CTRC Occitanie.

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